« Water Pushers », des bateaux d’hommes…

Le 21/02/2012.

… Pardon pour les filles, rien de mauvais dans ce titre, il fallait seulement que j’en trouve un (de titre…)  ;-)

Je ne peux pas m’empêcher… Au détour d’une petite virée sur Youtube, cette chouette vidéo:  L’âge d’or du Yachtimse. L’IOR, les pousseurs de flotte, quoi. L’une des façons les plus coûteuses et les moins rapides de déplacer du plomb. Un bout = un winch; partout où l’on foutait les mains, on se faisait mal. Tout était lourd à l’époque, les drisses étaient en tôle, les écoutes en polyester (là, sur les images, ça devait déjà être le début des fibres modernes), on faisait ce qu’on voulait des mats… Jusqu’à que ces derniers rentrent au port avant les bateaux!

Alors oui, vous avez peut être déjà vu ces images, mais nous, à notre âge, on ne s’en lasse pas. Que les gamins qui ont appris sur des trapanelles chimiques avec des bouts-dehors téléscopiques auto-rentreurs se fassent quand même une petite idée… L’avant, là dessus, c’était pas que des vacances…

Et puis l’IOR, ici, on aime bien. Une très jolie histoire d’amitié, bientôt sur ce blog: Kelt Braz, bien connu au Havre (et dans les courses du RORC!). Au décès il y a trois ans d’André Hurtebize, son propriétaire, Christophe (fidèle parmi les fidèles) et Bill -équipiers à bord depuis des lustres – héritent du bateau. Un 3/4 tonner, que Berret se construit en 1980 pour les championnats du monde. Ce canote à plus qu’une histoire: En baie de Seine, bon nombre de régatiers peuvent se targuer d’avoir appris avec André. Ok pour en hériter, à condition de lui refaire la « peau neuve » qu’il mérite. KB est en chantier depuis deux ans, et la remise à l’eau sera à la hauteur du plaisir que ce « pousseur de flotte » a su distribuer…

Un peu d’actu, aussi, dans la foulée: Le tout-nouveau-tout-beau SPINECK, Grand Soleil39R de son état, arrive enfin à la Trinité ce Jeudi, nous serons donc à poste dès vendredi pour gréer le gazier (le mât, lui, custom de toute beauté de chez Formula Marine arrive le lundi suivant). Sur le papier, ce « serait » déjà la nouvelle machine à donner des baffes en IRC, mais ça, c’est sur le papier. Nous avons donc hâte de tirer nos premiers bords! Il se trouve que le camion-atelier est déjà à poste, et qu’il va rester là haut jusqu’au Spi Ouest France, si vous avez besoin d’un bout de ficelle, d’un bon mousqueton de chez Tylaska®, d’un conseil, où simplement d’un « stocollant » et d’un bô T-shirt-qui-envoie-du-lourd, n’hésitez pas!

Et toujours, ce « rigger contest » sur Rigging News… Donner une leçon aux gréeurs anglo-saxons, ça n’a pas de prix, nous comptons sur vous! Pour nous aider, fastoche: La Fan Page Gréement Courant S.A., puis un petit click sur « J’aime », on fait circuler, et nous, on est heureux!

D’ici là, soyez prudents, mais pas trop!

Loul’.

Les T-Shirts nouveaux sont arrivés!

Et ils envoient du sandwich!

Le 26/01/2012.

Des surprises, nous vous en avions parlé précédemment. Ça, c’en est une première. Ils sont tout-beaux-tout-chauds, et il s’en distribuera probablement déjà quelques uns ce week-end à La Trinité-sur-Mer-les-Bains-de-Pieds: C’est la reprise du Challenge de Printemps. Détails ICI.

Alors là, bon, ok, sur l’image, ça ne rend pas hyper bien, mais vous verrez, en vrai, ils sont tops!

Deuxième surprise, les « stocollants ». Ne vous étonnez donc pas de retrouver votre voiture affublée d’un petit sticker Gréement Courant si par malheur vous traîniez dans les mêmes bistrots que nous le soir… Vous êtes prévenus, nous ferons ça en louçedé!

Troisième surprise: Le nouveau site internet est en ligne! Là encore il reste quelques détails à peaufiner, un ou deux liens qui ne sont pas encore actifs, des images de beaux canotes à ajouter (…), mais dans l’ensemble, c’est presque prêt! Allez donc y jeter un oeil, quelques feedbacks sur ce blog sont évidemment les bienvenus! www.greement-courant.ch

Dernière chose: Il se passe un truc avec les boites de rigging sur Facebook. Il y a un classement des 20 meilleures sociétés de gréement actualisé toutes les semaines sur le site Rigging News . Ça se compte au nombres de « Likes », c’est international et nous étions classés 13èmes (et voir une boite européenne parmi tous ces Glaouches / Ricains: Priceless) jusqu’à la semaine dernière… jusqu’à que le site communautaire décide d’archiver la plupart des anciens groupes… Alors n’hésitez pas, c’est PAR LÀ, et un petit « j’aime » de votre part nous ferait bien plaisir!

D’avance, merci!

… (Sommes toujours à la recherche de notre phrase 2012, si là aussi vous pouviez aider ;-) )

Louis & Bill.

Bon, bah puisque c’est la trêve…

Les Grands Classiques, on y revient! – Le 13/01/2012.


Au détour de quelque « rétrolien » ou « pingback » sur notre site internet (et vous devez commencer à savoir que je n’y connais queue dalle, moi, à ces mots compliqués), je tombe presque par hasard sur un petit papier écrit par notre bon Romain Détroyat, vaillant et indispensable équipier à bord de Mariska avec nous, sur son site www.tack-set.com

Ça parle d’un article publié dans un fameux journal de Yachtimse Classique français, et du mec qui l’a pondu. Je lis la chose, et je la trouve tellement juste que je ne peux pas m’empêcher de vous la livrer telle quelle, et de vous en faire profiter. Ça part de là:

Yachting Classique… pfff !

Texte: R. Detroyat.

Emeric Robinson vient de commettre publier un article dans Yachting Classique (n° 51 de décembre 2011) au sujet des Voiles de St-Tropez. La photo de tête de son article est une photo sous-marine de la carène de Mariska, vous trouverez vite l’article. On peut malheureusement le résumer en deux phrases : «Oh que c’est beau» et  «y’avait pas de vent»…

Au début de l’article, l’accent est mis sur le fait que le vent était très faible. OK, on a eu peu de vent et il faut reconnaître qu’à ce point là, c’est rare. Pourtant, nous avons pu régater tous les jours. Là où les modernes ont attendu des journées entières que le comité annule la quasi totalité des manches, nous, en Classique, avons pu courir toutes nos manches à St Tropez. Bien entendu, la position de notre ligne de départ dans le golfe est beaucoup plus favorable à l’établissement d’une brise convenable que du côté de Pampelonne, et notre comité a su en tirer parti. Pourquoi ne pas nous livrer cette analyse plutôt que de se contenter de dire «y’avait pas de vent» ?

Bon, admettons que je sois un peu dur avec l’auteur sur le sujet de la météo, mais c’est uniquement parce que la suite de l’article m’a énervé.
Il faut dire que je naviguais sur Mariska, le 15 m JI. Après avoir subi le début de l’article et les observations météo navrantes, je trouve le passage qui parle des 15 m JI et de la classe des gros bateaux. « Tuiga (Fife 1909), en quête de points pour la victoire finale dans le très exclusif groupe des 15m JI, prenait vite le commandement, suivi comme son ombre par Mariska (Fife 1908), Cambria (Fife 1928), …»

La réalité sur l’eau est complètement différente, puisque nous avons dominé les débats de la tête et des épaules, laissant Tuiga dans notre sillage… Comment a-t-il pu prendre le commandement ? De quoi parle-t-on ? De la régate des défis du jeudi ? Alors oui, mais ce ne sont pas les Voiles de St Tropez, c’est une parenthèse dans la régate. De quoi parle-t-on ? De la régate où Tuiga a pris un départ suffisamment dangereux pour que ses équipiers soient obligés de pousser notre bôme hors de leurs haubans ? Oui, mais le jury a disqualifié Tuiga sur cette régate… Pourquoi ne pas plutôt parler de notre insolente domination dans le petit temps ?

Comment peut-on écrire et publier ça ? Quel est l’objectif ? Est-on à nouveau face à une manipulation de la réalité comme nous l’avons vécu deux semaines avant les Voiles de St Tropez, à la Monaco Classic Week, où notre confrontation historique à quatre 15 m JI (Mariska, The Lady Ann, Tuiga et Hispania) s’était soldée par une remise de prix en dessous de tout, une mauvaise foi et un mépris du protocole ? C’est un autre sujet, déjà abordé sur d’autres blogs, passons à autre chose.

Je reviens à Emeric Robinson, parce que ce n’est pas fini… Quelques lignes après cette observation toute particulière de ce qui se passait sur l’eau, il reparle des 15 m JI : «On a pu voir cette année, Hispania, un 15 m JI dessiné en 1909 par William Fife, évoluer face à trois autres de ses concurrents : Mariska, Tuiga et The Lady Anne
Alors Oui ! C’est vrai, on a pu voir ça. Mais pas à St Tropez. A Monaco. Le propriétaire d’Hispania ayant été tué dans un accident de chasse 3 jours avant le début des Voiles de St Tropez, le bateau est resté 2 jours au port de St Tropez, amarré à côté des autres 15 m JI avant de repartir en Espagne, mais on n’a jamais pu le voir «évoluer face aux trois autres» dans le golfe de St Tropez. On l’a vu évoluer avec nous à Monaco et on espère bien qu’il reviendra vite sur le circuit parce qu’on veut le voir naviguer encore. Là, il y a quelque chose à dire, M. Robinson.
Je continue… Un peu plus loin, l’illustration d’une photo : «le départ des parcours des «Classiques» avec les monstres de voiles que sont Cambria, Mariquita et Elena fut chaque jour un enchantement.» Mais quel dommage de raconter de telles banalités ! Oui, c’est beau, c’est grand, c’est majestueux, c’est tout ce qu’on veut, ça on a compris. Et ça fait des années qu’on a compris. On l’a vu, on l’a lu, on s’en est fait notre idée, on est d’accord, on a compris. En revanche, pourquoi ne pas insister plutôt sur les manoeuvres approximatives qu’on a vues lors des départs, pourquoi ne pas parler de Elena et de son immense taille qui frôle la vraie catastrophe avec Mariquita, Mariska et même Moonbeam IV, (cf : La vidéo de gréement-courant.ch) déjà confronté aux mêmes genres de problèmes à Cannes une semaine auparavant ? Pourquoi ne pas parler de la tension qui peut exister sur la ligne de départ même dans moins de 10 noeuds de vent ? A croire que ces bateaux là ne sont faits que pour s’exhiber.
Non, monsieur le journaliste de voile, non ! Ces bateaux participent à des régates pour courir des régates, et leur préparation, les règles de jauge, les règles de course, les efforts subis par les matériaux, les coupes des voiles, la tactique, les qualités sportives de l’équipage sont des sujets dont on peut parler en voile classique. On n’est pas obligés de se contenter de dire «oh que c’est beau».


Vous l’aurez compris, j’ai été particulièrement déçu par la pauvreté d’analyse et énervé par les mensonges de cet article qui traite pourtant d’un des événements majeurs du Yachting Classique Mondial. M. Robinson, la prochaine fois que vous serez envoyé sur une régate pour être en mesure d’en relater l’histoire, le contexte et l’ambiance, s’il vous plaît, sortez de votre chambre d’hôtel, montez sur un bateau et venez voir ce qu’il se passe sur l’eau. Il n’y a pas de doute, votre article ne sera que meilleur lorsque votre papier sentira le sel de mer…

Romain Detroyat – www.tack-set.com

Alors moi, j’ai acheté la revue, lu l’article. M. Robinson, on ne se connait pas, mais dès que vous avez un moment, venez donc faire un petit tour de bateau en bois d’arbre avec nous… J’ai mes entrées, avec un peu de chance, j’arriverai à vous y faire inviter…

Toujours pas de « Bonne Année » au programme de ce blog. Les voeux, c’est jusqu’à fin Janvier, non?

Allez hop! Je file sur le LiveStream de la Volvo Ocean Race.

Bien à vous,

L.

C’est sympa, la trêve hivernale, quoi que…

Y’a quand même des gars qu’ont que ça à foutre faire…


Banque-Pop, Volvo Ocean Race, tout ça… Il y en a, des trucs à suivre pendant la sacro-sainte « trêve hivernale nautique »!
Des trucs à suivre, oui. Mais alors faudrait voir à pas trop s’attarder sur les commentaires des « spécialistes de la spécialité »…
Fantastique. Faire le tour du monde en 45jours, 13heures, 42minutes et 53secondes, y’a pas à dire, ça claque. Pouvoir suivre ce record quotidiennement grâce (entre autres) à Kevin Escoffier, priceless… Concernant la Volvo, pareil. Merci Yann Riou, Amory Ross et consorts. Imaginez seulement il y a dix ans ! C’était pas super chouette, des se retrouver la semaine passée sur le chat du site de la course entre copains de Bzh, de Suisse et d’ailleurs pour voir tout ça? Alors maintenant, que ces machines de guerres soient affublées de logos à l’effigie des banques, assureurs, sardines à l’huile où autre marque de sandalettes de plage, où que le manque d’hélicoptères filmant en direct le dépassement de Téléfonica par Groupama 4 fasse rugir les insatisfaits, laissez-moi vous dire qu’ici, on s’en fout, mais alors comme des vieux spis de French Kiss…

Allez donc jeter un oeil à ces deux « threads » sur les excellents blogs de Loïc le BrasICI, (qui concerne la VOR, et le « port-dont-le-nom-est tenu-secret ») où le tout aussi fameux Au Large, du copain PYL (qui lui, cause de Banque Pop) si vous avez une bonne demi-heure à foutre en l’air, vous verrez c’est poilant. Il se trouve que j’ai l’impression qu’en France, on ne peut pas prendre un exploit – parce que c’en est un !- comme tel, et qu’il faudra toujours que des gens pêtent du sucre sur le dos de ce qui est beau.
Nous, ici, chez Gréement Courant, on a pas d’avis. Sauf peut être celui de se dire que - »Le respect de l’anonymat sur les Blogs » et - »L’habile exploitation d’un mélange des genres savamment mis en scène , jusqu’à la participation dirigée d’enfants agitant les drapeaux du sponsor , façon PyongYang », c’est quand même probablement le problème de quelques gars qui auraient posé trop de jours pour leurs vacances de fin d’année, et qui ne sauraient quoi faire de ces derniers… Vous voulez pas essayer Virtual Regatta plutôt? Il paraît qu’ils cherchent du monde…
Nous, et bah on se met volontiers à la place des coureurs, parce que c’est notre gagne pain aussi. Alors oui, c’est leur métier. Oui, il faut jouer le jeu médiatique et oui, il faut aussi penser à être performant, se préparer, ne pas se blesser… Il n’empêche que ce qu’ils ont fait, ce qu’il font et ce qu’il feront est énorme, et que nous prenons un plaisir de fou à les voir évoluer, la plupart du temps grâce à un sponsor, des moyens médias révolutionnaires (…), et souvent un chef de bord plein d’humour et fort en com, fort tout court.

Gardez donc votre salive haineuse et vos posts trainards pour la rubrique « faits divers » d’Aujourd’hui en France / La Parisien.

Comme dirait l’un des mes amis Peintre de la Marine et régatier hors pair :

-« Not the same college »…

Petit message au copains qui sont sur l’eau,

Bravo les gars, et merci, merci, merci.

Pour Gréement Courant S.A.,

Louis.

P.S.: Je me suis promis de ne pas dépasser le quart d’heure pour la rédaction de ce post… Nous vous présenterons donc nos voeux dans un prochain billet, mais le coeur y est dès aujourd’hui ;-) !

Jingle bells, jingle bells…

… Jingle all the way…

Le 21/12/2011.


Bon, c’est sûr, c’est Noël ici. De la neige, des canotes au chaud, et un peu de temps devant nous pour vous préparer quelques surprises…
D’abord, une petite vidéo. Les voeux de Gréement Courant S.A. en quelque sorte. Et puis, dès le début de Janvier, la refonte de notre site internet (pas le Blog, hein, j’ai bien dit le site!)…
Le fait est de constater, à la vue de ces images, que comme métier pourri, bah on peut faire pire. L’important, c’est de rester conscients de la chance que nous avons!

Du coup, une volée de remerciements à ceux grâce à qui on peut voir de si chouettes images (qui sont « copyrightées », d’ailleurs!)… Pas dans l’ordre, mais allez donc jeter un oeil:

Guillaume PlissonPatricia LascabannesGilles-Martin RagetGilles MorelleThierry SerayCarlo BorlenghiJean-Marie LiotEric Rousseau – VeloxImagesAmory Ross - Jacques Henri Addor  (a.k.a. »Jack’s ») – Christophe Launay… J’espère que je n’oublie personne, merci, merci, merci!

Et pour la dernière fois cette année:
Sail fast, sail fair, and be safe…
Joyeux Noël, et à l’année prochaine!
Bill & Louis.

Comme ça, en passant #2…

Le 14/12/2011.

De retour du Nautic de Paris, je reçois de mon bon « U-Boot » Fredo (mon N°2 à bord!) cette petite vidéo par mail…

Vidéo courtesy of « Un sympathique équipier du Grand Surprise O’Tomate, que je ne connais pas son nom, mais qu’il a bien fait de la shooter ». Merci à lui. Plus sérieusement, ©Gréement Courant S.A., tant que je ne peux pas mettre un nom sur le caméraman!

Les faits: Arrivée du gros côtier du Spi Ouest France 2010, que nous gagnons, d’ailleurs, en collant plus d’une heure au deuxième en réel. Le TP52′ Paprec Recyclage pourfend la flotte des Grand Surprise avant de couper la ligne d’arrivée au Trého. 20knts d’air, GV + Jib-Top… 19knts de vitesse. Ça pompe dans les vagues, et ça fume!

Le Nautic, nous y reviendrons dans un (très) prochain billet. Il fut plus qu’excellent pour Gréement Courant. A venir, pour 2012, un tout-nouveau-tout-beau site internet, des vidéos, de l’innovation, un chouette programme varié, des infos croustillantes, bref, tout ce qui semble vous plaire à la vue des statistiques de ce blog qui ne cessent d’enregistrer de plus en plus d’abonnés!

Une pensée émue pour notre bon Jacques Pelletier, qui remet ça cette année sur la Rolex Sydney Hobart. Cette fois ci, il part avec une volée de figaristes, dont un certain Nicolas Lunven… Avec le gros X43′ L’Ange de Milon, espérons qu’ils aient de la piaule, et du près!

D’ici là, you know the stuff:

Sail fast, sail fair and be safe…

B & L.

Le Nautic, tique-tique…

Le 30/11/2011.

Bon, comme chaque année, on y coupera pas, c’est l’heure de la grand’ messe de Décembre… Le Nautic, à la Capitale de la France…

Comme chaque année, nous y serons, Bill et moi, itinérants, d’un stand ou d’un rendez-vous à un autre. L’occasion de voir les copains, de boire quelques tasses, de se tenir au courant des projets nautiques en cours, mais aussi et surtout de voir nos fournisseurs, nos clients Français, et de se tenir informés de ce qui se fait de neuf dans notre milieu…

Des trucs dont on peut déjà parler: Sous la houlette d’un Hugues Riché plus motivé que jamais, l’arrivée imminente du nouveau SPINECK, Grand Soleil 39R, prépa chantier, destiné à remplacer la machine à claques qu’était déjà le GS 44R du même nom, en IRC. Nous bossons fort dessus. Un vrai programme de développement des voiles, Ronan « oeil de lynx » FlochIncidences®, un joli mât custom haut module de l’autre Ronan (Dréano, celui-ci…) - Formula Spars®, un gréement / plan de pont / optimisation de chez Gréement Courant S.A… Et toujours la même équipe de bons gaziers trinitains à bord, histoire de tenir la dragée haute aux tauliers de la classe (IRC1, ou IRC2??? Héhé…). L’architecte du bateau, Claudio Maletto (plus au fait des carènes de Class América -Prada- que de pontons flottants…), le chantier, et surtout Ghislain Gomiot (Grand Soleil France) mettent les bouchées doubles pour que le palmarès de ce petit nouveau sorti tout droit des chantiers Del Pardo s’étoffe au plus vite! Livraison prévue: 15 Janvier 2012. Premières navs, début février, après un petit « stage carène » chez Benj’ Le Saout… affaire à suivre!

Du côté des classiques, pas mal de choses à voir. Tour du gréement de Moonbeam III avec Erwan, son capitaine, probablement quelques ficelles à changer, puis gros rendez-vous hivernal pour Mariska. Choix du programme de course 2012, éventuelles améliorations ou modifications du plan de pont et de certaines manoeuvres… Et aussi la remise des prix du PYTA (Prix du Yacht de Tradition de l’Année), challenge organisé par Les Echos Série Limitée, qui se tiendra le vendredi 2. On susurre sur les pontons qu’il serait de bon ton que pour l’occasion, les équipiers du 15M.J.I qui a presque tout gagné cette année soient en tenue d’équipage… Quel honneur ce serait pour nous que de succéder à Bona Fide! Croisons les doigts!

La sortie d’un très beau bouquin, aussi, auquel nous aurons (un piti peu!) contribué… Nos amies Patricia Lascabannes et Odile Boyé-Carré nous pondent l’une de leurs compilations photographiques dont elles ont le secret…. Elles nous feront la gentillesse de dédicacer leur ouvrage  - UNE SAISON CLASSIQUE – après le lancement officiel du livre le 3 Décembre, et pendant toute la durée du Nautic sur le stand du Classic Yacht Club (Hall 1, allée H, stand GH98). Allez-y, le livre est pas cher, et elles ont du talent!

Ah, aussi les trucs dont on ne peut pas parler… Du 12M.J.I, par exemple… Il y a un joli championnat du monde à Cowes, cet été… Du maxi moderne, des projets avec un gros (gros!) machin tout gris/bleu, et aussi un gros (mais plus petit, celui-ci) tout noir de chez tout noir… Et d’autres surprises, notamment niveau gréement, avec un petit produit qui verra le jour en 2012, et qui va sans doute faire sa petite révolution… Mais ça, on peut pas…

Vous savez où nous trouver du 2 au 11 Décembre, pour un conseil, un avis, ou pour boire un verre!

See U there,

Bill & Louis.

« Slam® » Dunk…

Le 23/11/2011…


Elles en auront vu, des ponts de bateau…

Ce matin, bien décidé à faire un peu de rangement dans les tiroirs et autres placards remplis ras-la-gueule de frusques nautiques, je retombe sur cette bonne vieille paire de Slam®, usées, rôties, la semelle cuite et déteinte de souffrances, de glissades, de vécu et de souvenirs. Alors je me sers un café, je les pose sur la table, et je me rappelle…

Comme un vieux chien qu’on a aimé douze ans (et je sais de quoi je parle !), que l’on emmène chez le vétérinaire pour sa « dernière visite », je ne peux pas me résoudre à m’en débarrasser, comme de vulgaires savates. En tous cas, pas sans une dernière caresse, un dernier regard, un dernier hommage… J’ai trop regretté de ne pas l’avoir fait pour feu mon dernier baudrier, lâchement dérobé dans ma voiture par un voyou sans cœur un soir de pluie dans le vieux Lyon…

J’ai acheté ces deux sœurs à Porto Cervo, Sardaigne, pendant les Rolex Maxi Series en 2003 (était-ce en 2002 ?). Et pas parce que c’étaient les moins chères ! Ça, c’était de la came ! Pas de celles que l’on achète aujourd’hui, et qui vous font une demi saison… A l’époque, cela m’avait coûté un bras : Quasiment une journée de salaire sur ce beau Maxi blanc de 78 pieds ( !), mais les affres des transports aériens décidèrent que je ne devais recevoir mon bagage  que deux jours avant la fin de la compétition. Ce fut donc presque un mariage forcé. Je les adopte tout de suite, puisqu’elles me sauvent probablement la vie le premier jour de course… Une fameuse qui part un peu en saucisse, avec têtière de spi qui se coince entre les D2/V2… Pas le temps de m’assurer, je monte pour décrocher le bazar, je glisse, et me retrouve quasiment la tête en bas, le pied coincé par la chaussure dans les jointures du gréement… Ça fait mal, sur le moment, peut-être, mais cela donne aussi juste le temps de remettre les mains sur le rod et se laisser glisser jusqu’au pont, et c’est probablement beaucoup mieux que les dents en vrac sur le teck. Depuis ce jour là, nous ne nous sommes plus quittés. Elles ont été de toutes les guerres… Ponts en bois nobles : pin d’Orégon, acajou verni… En plastique moulé, aussi, ou chimique des plus abrasifs, sablés, exagérément, pour l’accroche, le « grip »… Offshore, inshore, match-race, ballades, bistrot, elles auront tout fait.

Alors voilà, mes Filles, l’heure de votre second voyage est arrivée, je me fais une raison. Votre deuxième vie, je vous la souhaite chouette, longue, et aussi riche de belles choses, de victoires, parfois de défaites, de partage, de rires, de copains, d’embruns, de sable fin et de gouttes de bière, de Grand Crus ou de whisky-coca que celle que vous avez bien voulue partager avec moi…

So long, girls… et merci.

L.

Faudrait voir à ne pas se « Looper »…

Le 10/11/2011.

La boucle est bouclée…


Voilà une chose qu’il est bonnard de savoir réaliser sur un canote: en anglais, un loop. D’une simplicité redoutable, une telle boucle sert à tout sur un bateau de course, surtout si l’on considère que l’une des clés du succès est le rapport gain de poids / charges encaissées! Accroche de poulies de renvoi, fixation de renvois de bastaque (ou de bastaques elles-mêmes!), accroches de T-rings de points d’écoute de genoa… J’en passe et des meilleures. La vidéo suivante, réalisée en atelier, nous montre un « loop » qui servira à mouffler un point de drisse de TP52′.

Encore une fois, notre métier, ici, c’est le cordage. Pour la réalisation vidéo, faudra revenir, soyez donc indulgents ;-) .

Quelques règles à respecter tout de même: Ne JAMAIS faire plus de 4 tours avec une même tresse Dyneema dans une même gaine, au risque de ne répartir la totalité de la charge que sur un seul et unique brin (je vous assure, c’est pas la même, quand ces trucs là tiennent un mat de Maxi!). N’oubliez pas non plus de passer votre poulie, T-bone, mousqueton (…) AVANT de faire la boucle… Sinon, la règle est toujours la même: Practice, practice, practice!

Pour le reste, n’hésitez pas, nous sommes là pour ça!

B&L.

Du Neuf avec du Vieux #2…

Le 02/11/11

Ou: La table basse la plus balleuse de la création.

Je vous en avais parlé dans un précédent billet, j’aime bien jouer à « Monster Garage », moi, avec tout ce que je peux récupérer sur les canotes… Alors pourquoi pas partager?

Voici un exemple de ce qui m’est passé par la tête il y a quelques années… Bernard Lauvray, plus connu sous le quolibet sobriquet du Sbire, me parle lors d’une navigation en 12M.J.I, d’un vieux moulin à café Barient qu’il « aurait » vu sur des puces nautiques dans le coin de la Baule. En fait, il m’en fait cadeau… La chose est visiblement hors d’usage, d’un âge certain, et le ferrailleur qui l’avait récupéré en Angleterre est clairement trop heureux de s’en débarrasser… Après quelques recherches, il semblerait que le dit objet officiait sur le vieux Maxi IOR « DRUM », à Simon Le Bon, batteur (d’ou le nom!) & fondateur du groupe Duran-Duran, avant son déquillage sur le Fastnet de 1985. Raison de plus pour ne pas laisser la chose à l’abandon…

Ni une, ni deux, après quelques heures à regarder la chose, l’idée jaillit, et ça donne ceci:

AVANT:


Bon. Ici en évidence le travail de mise à nu et de ponçage. Inutile de dire qu’à la récupération de l’engin, c’était une autre paire de manches: Une bonne dizaine de couches de peinture jaune/orange, des toiles d’araignées dans les connexions et le mécanisme…

APRÈS:


Rapide passage dans les ateliers du chantier naval de notre orfèvre lacustre Phil Durr pour le socle en acajou verni, un faiseur de verre « sécurit » sur-mesure de Meyrin, et hop, le tour est joué!

C’est plutôt pas mal, non???

Nota: Je n’ai pas remis la deuxième manivelle… sciemment! pas très pratique pour se passer la bouteille de Mazout entre convives à l’apéro… En revanche, cette « oeuvre d’art », grâce aux judicieux conseils de mon pote Wil, ne va probablement pas tarder à évoluer… Je ne vous en dit pas plus, mais ce sera du lourd, du très lourd…

Kêk vous en dites????

L.